Les nouvelles nécessités de la formation des cadres.

Publié le 9 Avril 2012

Les nouvelles nécessités de la formation des cadres.

 

Nous avons dans notre éducation entériné une dichotomie rassurante et qui, à défaut de substrat légitime, faisait autorité dans l'opinion: la philosophie et les sciences humaines ne servaient à rien et ceux qui voulaient travailler dans l'entreprise ne se devaient qu'aux enseignements scientifiques et techniques. Or depuis quelques décennies des voix s'élèvent pour protester contre cette vision dépassée.

Nous avons choisi de vous proposer quelques passages d'un article de Marie Tresanini, membre de Syntec Conseil en recrutement, tiré du journal Les Echos du vendredi 23 décembre 2011.

 

Les conseils en recrutement que nous sommes se doivent de pointer du doigt les lacunes de l'enseignement trop spécifique reçu par nos cadres. Le manque de compétences parallèles finit par scléroser voire bloquer le fonctionnement des entreprises...

En effet, à trop vouloir privilégier les mathématiques et l'intelligence logique, nous avons oublié de façonner les consciences, de développer des esprits critiques, de libérer la spontanéité et le plaisir, bref, nous avons omis de préparer les cadres aux responsabilités humaines auxquelles ils seront vite confrontés...

Ainsi, peut-on a minima mixer les formations de droit ou d'économie avec des langues, ou celles des mathématiques avec des sciences humaines, mais aussi réhabiliter les humanités au sens large ( philosophie, histoire, lettres, arts) comme le fait la licence humanités de l'université Paris Ouest Nanterre...

En élargissant les connaissances à d'autres domaines, à d'autres disciplines, nous stimulerons ainsi chez les jeunes, l'envie d'apprendre, la curiosité et la confiance en eux et nous développerons la culture générale, mais aussi l'élan, l'altérité et l'innovation qui font parfois défaut aux jeunes cadres d'aujourd'hui....

En ouvrant davantage la formation à des disciplines artisitiques, on permettrait aussi une expression des émotions qui semble aujourd'hui faire défaut aux managers...

 

Si ce sont les cabinets de recrutement eux-mêmes qui le disent alors... Peut-être que dans quelques années, notre institution officielle d'enseignement saura-t-elle en tirer les conséquences positives...En ce qui nous concerne, nous ne l'avons pas attendue...

 

BRUNO GUITTON

Rédigé par Bruno Guitton

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